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 Sixième lettre depuis Lima Point-Cœur Santa-Rosa Lima – Pérou Barrios-Altos, le 09/09/2008 Chers parrains, chers amis, chère famille, Comment vous portez-vous en ce mois de septembre ? Ce doit être la rentrée pour un certain nombre d’entre vous, comme pour nous d’ailleurs. Nous avons en effet accueilli Camille hier soir et nous sommes séparés, à regret, d’Élisabeth il y a quelques jours. C’est donc en quelque sorte une nouvelle partie de la mission qui commence, même si le quartier, quant à lui, reste égal à lui-même, bien qu’un peu agité ces derniers temps (beaucoup de vols). Nous avons passé un mois (du 10 juillet au 10 août) avec Maria-Elisabeth, une ancienne Amie des enfants autrichienne qui était au Pérou en 2003-2004. Sa présence nous a beaucoup aidés et nous a permis d’être plus disponibles pour le quartier. Nous en avons aussi profité pour repeindre la façade de la maison, comme beaucoup de nos voisins, pour qu’elle soit toute belle le jour de la fête nationale, le 28 juillet. Fin juillet, nous avons aussi reçu la visite du Père Laurent, modérateur général de l’œuvre Points-Cœur. Au programme, entre autres : trois jours de retraite sur le thème de l’Espérance (d’après l’Encyclique « Spes Salvi »), une journée avec les jeunes de Barrios Altos et de la Ensenada sur le sens de la vie, deux jours au Point-Cœur, etc.. Au cours de sa visite, nous lui avons présenté la famille de Rosa, mère de cinq enfants (et bientôt six, pour le mois de décembre). Cette grossesse n’était pas du tout prévue, elle est source de beaucoup d’inquiétude pour Rosa, la situation économique de la famille étant particulièrement difficile ; elle tient cependant à garder son bébé et garde un peu d’espérance : « Si Dieu m’a envoyé cet enfant, ce doit être pour quelque chose… ». Je vous la confie tout spécialement, elle et sa famille, en particulier son mari qui travaille toute la journée, son fils Carlitos (quatorze ans) qui se sent très mal dans sa peau, sa décision de se faire opérer pour ne plus avoir d’enfants après la naissance du dernier, et ses autres enfants (Angie, quinze ans ; Jonathan, quatorze ans ; Kiara, douze ans ; Carlita, quatre ans). Comme je vous l’ai dit au début de cette lettre, Élisabeth est retournée en Allemagne le 4 septembre, après un an d’une très belle mission où elle s’est donnée sans compter aux personnes du quartier qui l’ont beaucoup appréciée, tant pour son sourire que pour la joie qu’elle leur a apportée jour après jour. Quant à moi, je vous laisse déjà et vous confie la mission de Camille… Et la nôtre! Je vous garde dans mes prières, prenez soin de vous. Héloïse 09/09/2008 - reçue 18/09/2008 Si vous souhaitez écrire à Héloïse : Héloïse de Carbonnières Asociación Puntos Corazón Apartado postal 4607 Lima 100 – Péro
 Cinquième lettre depuis Lima Point-Cœur Santa-Rosa Lima – Pérou Barrios-Altos, le 08/07/2008 Chers parrains, chers amis, chère famille, Voilà déjà six mois que j’ai posé mes valises dans ce petit coin du monde où j’ai été si bien accueillie ! Merci à chacun d’entre vous qui, par votre soutien, me permettez de grandir dans la foi et dans l’amour de Dieu et des hommes. Comme je vous l’avais promis dans ma lettre précédente, voici quelques nouvelles des mini-camps que nous avons passés à la campagne avec quelques enfants du quartier. Nous sommes partis une première fois avec quinze enfants de sept à quinze ans : Hiara, Jean-Pierre, José, Alison, Betzabeth, Raïza, Piero, Roberto, Vania, Génesis, Olenka, Gerson, Cristofer, Estefani et Antuanet. Nous avons loué un car pour le voyage, les enfants étaient ravis en découvrant peu à peu les paysages (ils ont même aperçu la mer quelques instants… Ils étaient surexcités !). Les sœurs, qui nous attendaient, avaient monté deux tentes dans leur jardin, une pour les filles et une pour les garçons. Le samedi matin, tous les enfants étaient debout avant 6 h 00 , impatients de commencer la journée… Nous avons donc dû nous lever à notre tour, encore à moitié endormis, puis bien vite réveillés par toute l’agitation. Le week-end a été bien rempli : promenade dans la montagne, olympiades, feu de camp, messe et confession, chasse au trésor et baignade dans le fleuve. Nous sommes rentrés le dimanche soir, morts de fatigue mais heureux de la joie des enfants. Quelques semaines plus tard, nous sommes repartis avec, cette fois, cinq enfants seulement : Damaris (la seule fille), Pepe, David, Kevin et Fernando, entre douze et treize ans. Deux jours tout aussi chargés que lors du premier camp, mais beaucoup plus tranquilles : nous avons pu passer du temps avec chacun d’entre eux, ce qui était très agréable! Pour ces deux week-ends, nous avons été accompagnés par Nestor, un homme de trente-neuf ans qui passe souvent nous voir le soir, lors de la permanence pour les jeunes (4j/7, de 20h30 à 22 h). Nous avons notamment pu profiter de ses talents de guitariste au cours des veillées et de la messe. Il vit avec son père et sa tante dans un autre quartier de Lima et vend des sandwichs et du café à la sortie d’un hôpital. C’est un homme qui a très bon cœur, mais très peu d’amis, chaque visite qu’il nous rend ou que nous lui rendons (il nous invite parfois à passer l’après-midi chez lui pour partager un film ou une partie de Uno) est donc importante pour lui et nous fait plaisir (il est arrivé qu’il ne puisse pas venir pendant une semaine ou deux et nous nous sommes aperçus, avec étonnement, qu’il nous avait manqué). Une fois tous les quinze jours (le vendredi), au cours de ces permanences avec les jeunes, nous leur proposons de partager nos idées et expériences autour d’un texte, le plus souvent écrit par le Père Thierry de Roucy, fondateur de Points-Cœur. Parmi les thèmes déjà abordés : la solitude, la réussite, l’Eucharistie, etc.… Les jeunes (ou moins jeunes) qui y participent (Carlitos, Junior, Juissa, Maria, Danny, Nestor notamment) ont tous des remarques souvent pertinentes et nous apprenons beaucoup d’eux. Leur soif de partage, leur soif de Dieu – ou en tout cas leur soif d’absolu – est immense. Nous sommes bien souvent émerveillés par cette soif que, pour ma part, je ne soupçonnais pas en les rencontrant pour la première fois. Chers amis, parrains et famille, j’espère que de votre côté vous allez bien et profitez de l’été. Je vous garde dans mes prières et vous embrasse tous bien fort.
P.S. : trois nouveaux Amis des enfants viendront bientôt nous rejoindre: Camille (21 ans), française : le 8 septembre, Michelle (23 ans), américaine et Michaël (24 ans) suisse : le 6 octobre.
Héloïse 08/07/2008 - reçue 22/08/2008
 Quatrième lettre depuis Lima Point-Cœur Santa-Rosa Lima – Pérou Barrios-Altos, le 02/05/2008 Chers parrains, chers amis, chère famille, Comment vous portez-vous depuis la dernière fois ? Une fois de plus, le temps est passé bien vite ; en parlant de temps, le froid fait tout doucement son apparition ici, ce qui nous oblige à sortir de nos valises pulls et chaussettes et grossit sensiblement notre pile de linge à laver à la main !
Mais parlons de choses qui vous intéressent certainement plus. Il y a environ deux semaines, nous avons eu la surprise de voir arriver Alfredo (que je vous ai déjà présenté) tout propre et bien habillé. Il nous a même autorisés à le prendre en photo, à condition que nous la lui offrions le plus vite possible ! Il ne s’est pas encore relavé depuis, mais le voir prendre soin de lui ne serait-ce qu’une fois de temps en temps est pour nous une très grande joie. Lorsque nous sortons pour visiter les familles de notre quartier, nous croisons souvent – toujours au même endroit – une femme assez âgée, assise sur une chaise sur le trottoir : Señora Irma. Elle a un peu de mal à marcher, mais préfère sortir regarder la vie dehors plutôt que de rester enfermée chez elle. J’ai toujours plaisir à discuter cinq minutes avec elle, le temps de lui demander comment elle va, de lui donner de nos nouvelles ou d’échanger quelques plaisanteries. Bien souvent, au moment de partir, elle nous demande une « oracioncita » (petite prière) comme d’autres nous demanderaient un verre d’eau. j’avoue que cela m’a un peu surprise au départ mais aujourd’hui j’admire la simplicité de sa demande et la ferveur avec laquelle elle reçoit nos pauvres mots… Et je m’émerveille de voir que Dieu puisse se rendre présent de façon aussi dépouillée.
Dans cette lettre, je voudrais aussi vous parler de Jamila (trente-cinq ans), une jeune femme que j’aime beaucoup et avec qui je peux parler français ! Elle est en effet née à Djibouti et y a grandi jusqu’à ce qu’elle rencontre et épouse un Péruvien habitant en France et faisant son service militaire à Djibouti. Ils ont eu là-bas un premier enfant (David), puis sont venus du Pérou alors qu’elle était enceinte de Kewin. Son mari y est resté quatre mois, puis est reparti en France en promettant de revenir bien vite. Mais il a rencontré là-bas une autre femme et a eu d’autres enfants, laissant Jamila seule au Pérou, avec deux enfants et en situation irrégulière, ce qui l’empêche aujourd’hui de retourner dans son pays (il lui faudrait payer une très grosse amende pour pouvoir quitter le Pérou). Heureusement, sa belle-famille s’occupe un peu d’elle : elle lui a laissé une toute petite pièce de leur maison avec un lit superposé pour elle et les enfants. C’est bien peu, mais elle nous dit toujours que c’est mieux que rien ; et malgré les regrets que l’on peut entendre dans sa voix, elle nous offre toujours son plus beau sourire lorsqu’elle nous voit et s’inquiète toujours de savoir si nous allons bien. Je vous la confie tout spécialement. De notre côté, nous sommes toujours trois, alors n’hésitez pas à prier pour que plus de jeunes choisissent de partir avec Points-Cœur !
La prochaine fois, je vous parlerai certainement du « camp » que nous allons faire avec les enfants qui viennent à la permanence l’après-midi : nous pensons les emmener deux jours respirer l’air de la campagne chez les sœurs de Points-Cœur, autour du 25 mai.
En attendant, je vous embrasse bien fort et prie pour vous. À bientôt. Héloïse 02/05/2008 - reçue 26/05/2008
 Troisième lettre depuis Lima Point-Cœur Santa-Rosa Lima – Pérou Barrios-Altos, le 26/03/2008 Chers parrains, chers amis, chère famille, Alors que le mois de mars touche à sa fin, je me pose quelques instants pour vous partager ce qui a fait notre quotidien tout au long des dernières semaines. La vie du Point-Cœur a d’abord été marquée par le départ d’Emmanuel, après dix mois de mission dans les rues de Barrios-Altos. Les semaines qui ont précédé ce départ ont été bien occupées par les visites d’adieu aux familles et aux habitants du quartier, en tâchant d’en oublier le moins possible, et par les multiples invitations qui se sont succédées, source de beaucoup de joie, d’un peu de tristesse et de quelques maux d’estomac ! Ce temps de despedida s’est achevé par une après-midi de fête avec les enfants, qui se sont régalés de jeux, de keke (gâteau) et de chicha morada (boisson à base de maïs violet). Les adultes nous ont ensuite rejoints en fin de soirée, après la messe, pour partager un pat de « papa a la huancaina ». Profitant de la guitare d’Alfredo, notre Chano a créé une jolie ambiance, cherchant à entraîner dans la danse tous ceux qu’il croisait. Mais qui est Chano, me direz-vous ? Eh bien, c’est un garçon de vingt ans, handicapé mental, qui nous accompagne toujours un bout de chemin lorsqu’il nous aperçoit dans la rue et qui passe donc un certain temps avec nous. C’est aussi quelqu’un de très bavard, malgré un vocabulaire limité (et, il faut bien le dire, de vrai charretier !) et une prononciation difficile à comprendre. Mais comme il est très expressif, nous nous entendons sur l’essentiel. Enfin, voilà maintenant dix jours qu’Emmanuel est parti, ce qui rend notre rythme un peu plus soutenu, notre petite communauté étant désormais bien réduite ! Ce mois de mars a aussi été marqué par la semaine sainte, qui a commencé par une grande procession à l’occasion du dimanche des Rameaux, avec de grandes palmes, un âne, Jésus représenté par Emmanuel, beaucoup de chants et d’acclamations. C’était… assez théâtral je dois dire, mais aussi très joli et intéressant ; en tout cas, ça m’a permis de mieux prendre conscience de ce qu’avait dû être la joie de la foule lorsque Jésus est entré dans Jérusalem. Au cours de cette semaine, le quartier a aussi célébré, toujours par ces processions, le « Señor de las caidas » (« Seigneur des chutes »), très populaire ici. Quant à nous, nous avons organisé une marche sur le « Cerro san Cristobal » (Mont Saint-Christophe) avec quelques enfants et jeunes du quartier (Juissa et Evelyn, Joel, Vilma, Claudia, Kiara et Aaron) ; de nombreux Liméniens nous accompagnaient, cette « ascension » étant une tradition chaque année à cette époque-là. Le soir du Jeudi saint, notre petite chapelle nous a accueillis, avec quelques voisins, pour le lavement des pieds. C’était un moment très beau. Le lendemain, Edward et Giovanna sont venus prier avec nous le Chemin de Croix avec beaucoup de recueillement ; la semaine sainte est le seul moment de l’année où Edward (notre voisin, vingt et un ans) met les pieds dans une église pour y prier. Pour la veillée pascale, nous avons délaissé notre quartier pour nous joindre à la Communauté des Béatitudes, qui a une maison à Lima et nous y a très bien accueillis. La liturgie particulièrement soignée et belle nous invitait à la prière et à la joie du Christ ressuscité : c’était magnifique ! Enfin, le lendemain après la messe de Pâques, Élisabeth, Rino et moi avons parcouru, de 14 h 30 à 22 h, les rues de notre quartier pour annoncer à une soixantaine de familles notre joie face à la Résurrection du Christ. Déguisés (bien malgré moi) en l’ange, Jésus et sainte Marie. Voilà pour notre mois de mars ! Ici, les enfants ont aussi repris le chemin de l’école après deux mois de vacances d’été. Nous croisons donc, dans la rue, nos chers petits voisins, qui ont l’air si sages dans leurs uniforme, mais qui redeviennent bien vivants une fois rentrés chez eux ! Ils ont cours soit le matin, soit l’après-midi. Pour terminer, je voudrais vous présenter Alfredo, un sacré personnage d’une bonne cinquantaine d’années (enfin, d’après moi, parce qu’il refuse de nous dire son âge). Il vit seul dans une maison que lui a laissée sa mère à sa mort et ne dispose d’aucunes ressources financières ; il n’a donc ni eau, ni électricité, et un vieil oncle lui apporte de quoi déjeuner chaque jour. Il passe la plupart de ses journées dans cette maison, et sort rarement. Nous l’accueillons chaque lundi matin pour le raser et lui offrir un tesito (un petit thé) avec trois cuillères à café de sucre et quelques biscottes. Nous lui proposons aussi, presque à chaque fois, de lui prêter de quoi se laver… Mais il refuse depuis le mois de septembre, ce qui fait qu’on se souvient de lui après son départ, « grâce » à son odeur qu’il nous laisse en cadeau ! Sa tête est un peu en bazar, mais il est aussi parfois très drôle. Je le confie à vos prières. Chers amis, parrains et famille, je vous dis à bientôt. Soyez assurés de mes prières ! Héloïse 26/03/2008 - reçue 21/04/2008
 Seconde lettre depuis Lima Point-Cœur Santa-Rosa Lima – Pérou Barrios-Altos, le 16/02/2008 Chers parrains, chers amis, chère famille, C’est peut-être une illusion de ma part, mais je me suis dit que quelques nouvelles plus tôt que prévu vous feraient sans doute plaisir… Et j’avoue que c’est aussi un peu pour moi, car plus le temps passe et plus il est difficile de faire le tri dans ses souvenirs !
Mais laissez-moi vous présenter le quartier où nous vivons… Je vous disais, dans ma première lettre, qu’il était plutôt animé. Eh bien ! C’est encore plus vrai en ce mois de février, le mois du carnaval : les batailles d’eau, voire de peinture et de farine, font rage dans les rues et il est fréquent de recevoir une bombe à eau alors que vous pensiez être bien à l’abri, dans un bus par exemple. C’est aussi un quartier très contrasté. De fait, s’il est vrai qu’il regroupe les personnes les plus défavorisées, il n’en reste pas moins que certains s’en sortent mieux que d’autres. C’est ainsi qu’à côté de rues assez bien entretenues, on pourra tomber sur des chemins de terre et des maisons faites de bric et de broc ; et qu’à quelques mètres d’appartements simples mais confortables, on trouve toute une famille habitant dans une seule pièce. C’est notamment le cas de Rosalia et Jesús et de leurs quatre enfants (Chiara, Iriana, Jandira et Juan-Carlos), qui vivent dans quelques mètres carrés, avec pour seule « richesse » deux lits superposés, une étagère, quelques tabourets, une plaque de cuisson pour faire la cuisine et de quoi se laver.
La vie fourmille dans les rues de Barrios Altos, qui ressemble parfois à un grand terrain de football et de volley, parfois à un immense marché où tout se vend, se vole et s’achète, parfois à un grand restaurant en plein air. La vie y est présente donc, mais souvent bien malmenée : l’alcool et la drogue imprègnent les corps et les esprits d’un nombre non négligeable de ses habitants et les liens familiaux me font parfois penser à un vaste champ de ruines ; nous rencontrons de nombreuses personnes ayant des difficultés mentales et nous croisons bien souvent la route de très jeunes filles déjà mères. Mais l’on y trouve aussi de très belles familles qui font un peu respirer notre quartier.
Comme je vous l’avais annoncé dans ma lettre de demande de parrainage, nous nous rendons chaque samedi matin au cimetière El Angel pour y jouer avec les enfants qui y travaillent avec leurs parents. Dessins, histoires, balle au prisonnier, chat, 1.2.3. soleil se succèdent, ainsi que « l’avion » jusqu’à ce que la tête nous tourne. La joie des enfants et le sourire des personnes travaillant dans le cimetière lorsqu’ils voient les enfants heureux et riants, sont notre plus belle récompense. Il arrive aussi que ceux qui viennent y visiter leur famille s’arrêtent un instant pour nous demander qui nous sommes et offrir des bananes ou une bouteille de coca aux enfants.
Mais je crois qu’il est temps de m’arrêter là, sinon je vais finir par vous fatiguer. Une dernière chose, avant de vous laisser : le chapelet quotidien est souvent prié pour vous et à vos intentions… Profitez-en, si vous avez des intentions particulières à nous transmettre. C’est souvent un moment très beau, égayé par la présence de voisins et le va-et-vient des enfants : il est rare que nous soyons les seuls à prier !
Chers parrains, amis et famille, je vous embrasse bien fort et vous souhaite de vivre un très bon carême. À bientôt.
Héloïse 16/02/2008 - reçue 06/03/2008
 Première lettre depuis Lima Point-Cœur Santa-Rosa Lima – Pérou Barrios-Altos, le 11/01/2008 Chers parrains, chers amis, chère famille, Comment vous portez-vous en ce début d’année 2008 ? J’espère que la reprise du travail et des études se passe bien pour chacun d’entre vous. Je vous remercie aussi pour votre présence à mes côtés le 23 décembre 2007 et pour vos prières pour ceux qui n’ont pas pu venir : elles m’ont permis de prendre conscience de votre soutien de manière plus concrète. Quant à moi, je viens tout juste d’arriver au Point-Cœur de Lima et je tenais à vous partager un peu cette première semaine de découverte. J’ai été très bien accueillie, tant par les enfants et les familles du quartier que par mes frères et sœur de communauté (Rino : argentin, Emanuel : italien, Élisabeth : allemande), ainsi que par de multiples insectes qui se sont fait une joie de goûter à nouveau du sang frais ! Je m’adapte petit à petit à la vie de prière (laudes, vêpres, adoration, messe, chapelet, angélus, complies), qui m’a semblé bien difficile au début : déjà qu’en français je me sens parfois imperméable à la présence de Dieu, vous pouvez imaginer ce que ça peut donner en espagnol… Mais je commence aussi, tout doucement, à percevoir son importance, ne serait-ce que pour remettre à Dieu toutes les personnes que nous rencontrons. Nous avons une petite chapelle dans le Point-Cœur, avec quelques bougies, images et statues, et surtout avec la Présence réelle de Jésus, qui nous porte dans Son cœur et nous invite à chaque instant à Le porter dans le nôtre. Le quartier dans lequel nous vivons « Barrios Altos » est situé à vingt minutes du centre-ville ; c’est un quartier assez ancien, fait de maisons de briques (parfois peintes) plus ou moins délabrées. Les rues, qui ne brillent pas par leur propreté, sont toujours pleines d’enfants et de personnes plus âgées, jouant ou tentant de faire passer le temps. Et la musique accompagne chaque jour notre sommeil et nos prières… Chers parrains, chers amis, chère famille, je vous laisse alors qu’ici l’été commence à peine à pointer le bout de son nez. Je tâcherai, dans ma prochaine lettre (dans deux mois donc), de vous présenter les personnes du quartier que nous rencontrons. Pour le moment, je ne les connais pas encore suffisamment pour vous en parler de manière juste. Si vous souhaitez m’écrire, l’adresse (la bonne) est la suivante : Héloïse de Carbonnières Asociación Puntos Corazón Apartado postal 4607 Lima 100 – Pérou Je vous embrasse et prie pour vous, Héloïse 11/01/2008 - reçue 24/01/2008
 Au Pérou avec Points-Coeur  Chers paroissiens, Comme vous le savez déjà, si vous avez pu lire le dernier Saint Mart'info, j'ai été envoyée en mission, au Pérou, par Points-Coeur le dimanche 23 décembre. A la veille de Noël, j'ai donc vécu, au sein de votre si belle église, une étape importante dans ma vie : un premier engagement dans ma vie d'adulte, quelques pas de plus sur le chemin de la foi et la conviction toujours plus ancrée en moi que rien ne peut se faire sans le secours de Dieu. Me savoir entourée, ce jour-là, non seulement de ma famille et de mes amis mais aussi de beaucoup d'entre vous, a été pour moi une grande force et une grande joie. Il ne me reste donc plus qu'à partir : c'est chose faite depuis le 4 janvier dernier. Merci pour votre soutien, pour votre présence et pour vos prières. Restons unis dans la foi, Héloïse de Carbonnières
27/12/2007
Message aux paroissiens pour l'annonce de la messe d'envoi du 23 décembre 2007 Chers paroissiens de Triel, Je pars pour 14 mois en mission au Pérou avec Points-Cœur. Connaissez-vous cette toute petite oeuvre, fragile comme l'enfance, qui envoie des jeunes aux quatre coins du monde, dans des quartiers où la souffrance est palpable dans chaque maison, non pour pleurer et encourager à la révolte, mais pour se tenir debout et pour témoigner de l'espérance qui habite le cœur de chaque chrétien ? Me tenir debout, comme Marie au pied de la Croix ; être présente auprès des hommes, des femmes, des anciens et des enfants du quartier de Lima où je vivrai ; tisser chaque jour un peu plus des liens d'amitié qui seront source de paix et de joie pour nous tous : c'est la mission de compassion et de consolation que je veux vivre avec vous pendant 14 mois. Cela vous semble ambitieux ? Eh bien moi aussi je dois dire ! Parfois ça me donne le vertige ! Mais rien n'est impossible à Dieu, et je sais aussi que beaucoup de proches et encore plus d’inconnus me soutiendront et me porteront tout au long de cette mission. Mais avant d'aller plus loin, laissez-moi me présenter rapidement : je suis la deuxième d'une famille de 6 enfants habitant Triel depuis 3 ans déjà, j'ai 22 ans, je viens de terminer mes études à Sciences Po Bordeaux, et surtout, surtout, Dieu m'a appelée à me mettre en chemin vers ma vie d'adulte sur une route longue et belle, une route décapante et fondatrice : la route non pas de la soie mais du don de soi ! Aïe, aïe, aïe : ça va être dur ? Sans doute, mais surtout ça va être beau ! Si vous souhaitez, vous aussi, vivre cette mission avec moi, je vous invite à lire la lettre de demande de parrainages que j'ai écrite il y a quelque temps. Vous trouverez également, sur les présentoirs de l'église, des bulletins de parrainage. Enfin, je vous convie tous à la messe d'envoi, au cours de laquelle je m'engagerai pour Points-Cœur, qui aura lieu le dimanche 23 décembre à 11h30 à Triel. En attendant, j'essaie de vous porter dans mes prières... Merci pour tout. Héloïse de Carbonnières
Mission d’Héloïse au Pérou : Appel à parrainage Je pars pour le Pérou début janvier 2008 pour 14 mois, envoyée par Points-Cœur pour me mettre au service des habitants les plus isolés d'un quartier populaire de Lima, la capitale. Concrètement, que vais-je faire ? Vais-je participer à la construction d'une école ? Vais-je travailler dans un hôpital ? Vais-je aider à la mise d'un projet de développement ? Rien de tout cela ! Le rôle des amis des enfants (c'est comme ça qu'on appelle les volontaires de Points-Cœur) est simplement d'être là, aux côtés des personnes les plus souffrantes et les plus délaissées. Il s'agit de les accueillir, de les écouter, et de les consoler, en tissant peu à peu des liens d'amitié et de confiance avec elles. Il s'agit aussi, si besoin, de les orienter vers les structures sociales qui existent déjà et qui pourront les aider si elles ont par exemple un problème de santé. Nos journées sont remplies de mille petits services rendus aux uns et aux autres, de visites aux personnes les plus isolées, de jeux avec les enfants venant au Point-Cœur, etc. A cela s'ajoutent deux missions propres au Point-Cœur « Santa Rosa », où je serai : visiter les enfants qui travaillent au cimetière « El angel » (l'ange), et soulager les Sœurs de la Charité (communauté de Mère Teresa) qui ont une maison d'accueil, appelée « El hogar de la paz » (le foyer de la paix), pour des personnes âgées abandonnées ainsi que pour des enfants handicapés physiques ou mentaux. Pour pouvoir vivre cette mission, j'ai besoin de votre soutien, à la fois spirituel et financier. Je recherche donc des parrains et des marraines ! Trois possibilités si vous souhaitez me parrainer : 1. Prier chaque jour une dizaine de chapelet (ou autre) pour votre filleul et les amis de son quartier. 2. Apporter une aide financière ponctuelle ou régulière pour couvrir les différents frais de la mission, qui reviennent à 400 euros par mois (formation, frais sur place, couverture sociale et frais de gestion). Sachez (oui oui, c'est toujours intéressant à savoir ;) que 66% des sommes versées sont déductibles des impôts, dans la limite de 20% du revenu imposable. 3. Combiner les deux propositions ci-dessus !
Sachez que, si vous acceptez d'être mon parrain ou ma marraine, vous recevrez régulièrement des nouvelles de la mission, grâce à une lettre aux parrains que je vous écrirai tous les deux mois : je vous ferai ainsi partager ce à quoi vous contribuez. Je m'engage aussi à prier pour vous et à vos intentions. Vous trouverez plus de détails dans le dépliant, ainsi qu'un bulletin de parrainage (à renvoyer directement à Points-Cœur). N'hésitez pas à me joindre si vous souhaitez plus d'informations. Je vous remercie d'avance. Héloïse de Carbonnières - 42 rue du général Leclerc - 78510 Triel-sur-Seine Tél : 06.69.18.21.12 - 01.39.27.07.04 |
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